4. ENCYCLOPÉDIE : LES MUSES
Muse signifie en grec : « tourbillon ». Filles de Zeus et de la nymphe Mnémosyne (déesse de la Mémoire), les neuf jeunes filles étaient destinées à l’origine à devenir nymphes des sources, des rivières et des ruisseaux. Boire leurs eaux, disait-on, incitait les poètes à chanter. Leur fonction évolua, cependant. Après avoir consolé ceux qui souffrent, elles entreprirent d’inspirer les créateurs, quel que soit leur domaine artistique. Elles demeuraient dans les montagnes d’Hélicon en Béotie. Musiciens et écrivains prirent ainsi l’habitude de venir se rafraîchir aux fontaines proches de leur sanctuaire.
Elles se répartirent alors les rôles, chacune se consacrant à un seul art.
Calliope : la poésie épique.
Clio : l’Histoire.
Érato : la poésie.
Euterpe : la musique.
Melpomène : le théâtre tragique.
Polymnie : le chant religieux.
Terpsichore : la danse.
Thalie : le théâtre comique.
Uranie : l’astronomie et la géométrie.
Lorsque les neuf filles de Pieros, les Piérides, les défièrent dans un concours d’art, les muses gagnèrent, et pour punir leurs concurrentes de leur audace les transformèrent en neuf corbeaux.
Edmond Wells,
Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, Tome V.